COVID 19 – Saga (3)

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If you didn’t read parts 1 and 2, click on them!

So, after flying all day in these awful conditions and being rudely welcomed back in the United States, we had to find a plan B. We found a small studio not too far from my in-laws. They got us food and toys, I picked these up in their driveway and we quarantined in that studio. These were some very long days for just Mouchboume and me. No friends, no family. We were jetlagged and Mouchboume would wake up at 2-3 in the morning and of course, being alone, I would have to be with him. The weather was cold, we couldn’t go anywhere, I felt isolated and time seemed like an eternity. Mouchboume had no clue about what was happening… why am I here? Why isn’t dad with us? Where is my house? Where is my school? where are my friends? why can’t I go outside and play in the park? I could see him so overwhelmed and he would be whining a lot (which is something I had never heard from him). He wanted constant attention and I could see he struggled through these emotions that he couldn’t express. That broke my heart. I thought about the thousands of parents who regularly flee their village or town because of war and don’t know what will happen to their kids. Of course, we were far from that situation but my heart felt for these parents all over the world.

After our quarantine in that studio in Pennsylvania, we headed to stay at my brother-in-law in Delaware for two weeks. It was such a breath of fresh air to see familiar faces. After all, we had been quarantine for over 5 weeks already (between Italy and the United States… and the quarantine in Italy meant being home with no walks outside…) Mouchboume had a few days of fun running around with his four cousins and I could see the joy in his heart to be with people again and with children who wanted to play with him. That did good to my heart. But the living situation was difficult there too as my sister-in-law had to suddenly homeschool the boys and the pandemic was just starting in the United States. This was a stressful situation for all. So, we said goodbyes and I packed our suitcases… again.

Si vous n’avez pas lu les parties 1 et 2, cliquez ici!

Alors, après avoir volé toute la journée dans ces conditions épouvantables et avoir été rudement accueillis aux États-Unis, nous avons dû trouver un plan B. Nous avons trouvé un petit studio pas trop loin de ma belle-famille. Ils nous ont apporté de la nourriture et des jouets, et nous nous sommes mis en quarantaine dans ce studio. Ce furent de très longues journées pour Mouchboume et moi. Pas d’amis, pas de famille. Nous étions en décalage horaire et Mouchboume se réveillait à 2-3 heures du matin et bien sûr, étant seule, je devais être avec lui. Il faisait froid, nous ne pouvions aller nulle part, je me sentais isolée et le temps me paraissait passer si lentement. Mouchboume n’avait aucune idée de ce qui se passait… pourquoi suis-je ici? Pourquoi papa n’est-il pas avec nous? Où est ma maison? Où est mon école? Où sont mes amis ? pourquoi ne puis-je pas sortir jouer dans le parc? Je pouvais le voir tellement débordé dans ses émotions et il se plaignait énormément (ce que je n’avais jamais entendu de lui). Il voulait une attention constante et je pouvais voir qu’il avait des difficultés avec toutes ces émotions qu’il ne pouvait pas exprimer. Cela m’a brisé le cœur. J’ai pensé aux milliers de parents qui fuient régulièrement leur village ou leur ville à cause de la guerre et ne savent pas ce qu’il adviendra de leurs enfants. Bien sûr, nous étions loin de cette situation mais mon cœur se sentait lourd pour ces parents du monde entier.

Après notre mise en quarantaine dans ce studio en Pennsylvanie, nous sommes allés vivre chez mon beau-frère dans le Delaware pendant deux semaines. C’était une telle bouffée d’air frais de voir des visages familiers. Après tout, nous étions en quarantaine depuis plus de 5 semaines déjà (entre l’Italie et les États-Unis… et la quarantaine en Italie signifiait être à la maison sans promenade à l’extérieur…) Mouchboume s’est amusé quelques jours à courir avec ses quatre cousins ​​et j’ai pu voir la joie dans son cœur d’être à nouveau avec des gens et avec des enfants qui voulaient jouer avec lui. Cela a fait du bien à mon cœur. Mais la situation de vie y était également difficile car ma belle-sœur a dû soudainement scolariser les garçons à la maison et la pandémie ne faisait que commencer aux États-Unis. C’était une situation stressante pour tous. Alors, nous nous sommes dit au revoir et j’ai fait nos valises… encore une fois.

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